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The L Café

Je m'appelle Jeanne Mass, Thomas Lélu

15 Juin 2009, 22:40pm

Publié par L

Présentation de l'éditeur :
Jeanne Mass et son ami Derrick sont videurs au Coconut Café, une boîte branchée de la capitale.
Une nuit apparemment comme les autres, entre concert mythique et recherche effrénée de l'âme sœur d'une nuit sur fond d'éthylisme avancé, leur patron, Roger Pichou, est violemment assassiné par deux ours roses. Jeanne découvre le corps. Il est évidemment soupçonné du meurtre...
S'en suit un road movie haletant dont les motivations tournent court assez vite : les ours roses se font pincer dans le TGV sans billets et sont arrêtés... mais qu'importe ! ce qui compte, n'est-ce pas la quête ? Le fait de courir dans la course ? de fuir dans la fuite ? d'aimer dans l'amour ?... et de jouer avec les ficelles du roman au point de les faire éclater... de rire ?
Tout comme le lecteur, irrésistiblement emporté dans cet univers à la fois délirant et familier au sein duquel l'auteur s'amuse à s'inviter, de temps à autres, d'intrusions directives en profil discret digne d'un Hitchcock en sweet, fondu dans le décor...

Une intrigue captivante, une drôlerie irrésistible, des rebondissements burlesques, des personnages à la fois proches et fantastiques... L'auteur du Manuel de la photo ratée crée avec Je m'appelle Jeanne Mass le roman générationnel du troisième millénaire, entre émotion et dérision.


Mon avis : Face à ce genre de livre, je pense que c'est un peu tout noir ou tout blanc : on aime ou on n'aime pas. Sans vraiment de demi-mesure.
Car il faut aimer l'absurde. Mais l'absurde bien barré. Avec beaucoup d'humour, beaucoup à 2 cesters qui vole pas souvent bien haut (mais qui me fait me tordre de rire).
Si vous voulez un discours qui se tienne et aimez absolument comprendre le sens du pourquoi du comment de certaines phrases, laissez tomber.
En revanche, si vous aimé vous fendre la poire sur des trucs débiles (mais pour lesquels il fallait quand même y penser) et tordus, ce livre est fait pour vous.
La serveuse a adoré (étant elle même débitrice d'humour pas drôle assez souvent), et c'est bien tenu le bide (dans le métro/bus/tram, bien sûr, où il est interdit de se prendre un fou rire toute seule, sous peine d'avoir méchamment la honte de la mort qui tue - la serveuse a donc perdu beaucoup de points de vie durant cette lecture).


Extraits :

La première phrase
« Je m'appelle Jeanne Mass et je suis videur au Coconut café. »

« J'entre dans la boîte et il y a un paquet de monde. La salle est totalement enfumée, c'est vraiment trop ouf donc je commence à sourire et je sors deux trois mots en anglais à une fille qui passe près de moi, une fille plutôt jolie qui me fait penser à un abat-jour.

Tout le public est surexcité. Les jeunes sont défoncés au cassoulet et je me dis que c'est le plus beau jour de ma vie et je cherche et je vois un oiseau et j'en aperçois un, alors je tends ma main et j'attends un bon quart d'heure mais l'oiseau ne vient pas donc je laisse tomber.
»

« Je fais un pas vers le type et sort de ma poche la clef à molette en acier que je jette dans ses mains velues. Le temps qu'il comprenne ce qui lui arrive, je lui envoie un coup de pied dans le bide qui le propulse contre deux de ses partners.
Nous retirons nos chaussures en vitesse et prenons position. Les méchants ont l'air vraiment pas cool. Je tente de faire diversion en racontant une blague.
- Tu sais, ta mère est tellement grosse que Mac Gyver pourrait faire une mongolfière avec son slip !

Personne se poile et y'a comme un blanc. Je suggère à Benj d'utiliser une arme a feu et il s'excuse parce que'il avait oublié qu'il en avait une.
Après une courte pause publicitaire, ilsort enfin son flingue qu'il oriente vers le chef mais un des types lui fait une tache-pistache et Benj se fait avoir par cette vielle ruse de guerrier slave.
Nous sommes maintenant désarmés et face à une horde de chiens huskys déchaînés. Sur un tube de Kelis, je fais un moonwalk puis un pas chassé et quelques vrillres. J'enchaine avec un flip-flap tandis que Benj m'encourage avec un sifflet.

Les méchants regardent la scéne médusés et nous réussissons à franchir le seuil de la porte sains et saufs. Sauf que dehors il neige et des yakusas font du hors-piste.
»

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Schlabaya 28/06/2009 18:46

Marrant, j'ai vraiment détesté ce bouquin pour ma part. Je vais quand même linker cet article au bas du mien pour que les lecteurs aient un autre son de cloche, y a pas de raison.

Lulu 28/06/2009 19:11


C'est un style bizarre et je comprends tout à fait qu'on ne puisse pas aimé. Merci de me mettre en lien en tous cas. :)


Koma 18/06/2009 18:02

HOULAAA truc de fou xD Rien que l'extrait j'étais pliée en deux x) En tout cas ca fait plaisir de voir des gens avec un humour "décalé" o/

Lulu 19/06/2009 18:22


Oui, tu te sens moins seul à avoir des délire bizarres. XD


Batman 16/06/2009 13:45

hahahaha il faudrait que je relise ce livre! Je me souviens quand le lisait dans le bus j'ai du arrêter pendant un moment parce que j'avais une forte envie d'exploser de rire!