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The L Café

Anges et démons

22 Juin 2009, 02:15am

Publié par L

Une antique confrérie secrète parmi les plus puissantes de l'Histoire, les "Illuminati", qui s'était juré autrefois d'anéantir l'Eglise catholique, est de retour. Cette fois, elle est sur le point de parvenir à son but : Robert Langdon, expert en religions d'Harvard, en a la certitude.
Langdon a peu de temps pour comprendre ce qui se trame contre le Vatican et déjouer ces nouveaux crimes. Une course contre la montre et contre les tueurs qui démarre tel un jeu de piste : des églises romaines aux cryptes enfouies, des catacombes les plus profondes aux majestueuses cathédrales...
Pour l'aider à comprendre toutes ces énigmes, Langdon va rencontrer Vittoria Vetra, une scientifique aussi belle que mystérieuse.
Cette fois, il sait à qui il se confronte. Cette enquête diabolique est un piège, chaque secret est une clé, chaque révélation un danger...



Il y a du mieux. Première pensée au générique final, avec en réminiscence quasi obligée, la démonstration ratée de DaVinci Code. Celle qu'il faudra oublier pour rentrer tambour battant dans Anges et Démons, futur succès du box-office international.
Il y a du mieux dans la photographie, d'abord, démontrant que Salvatore Totino n'avait rien perdu de son savoir faire aperçu dans Les disparues, voire L'Enfer du dimanche. Il y a du mieux, ensuite, dans la construction rythmique. Anges et Démons se vit comme un épisode de 24 heures chrono où Jack Bauer aurait troqué ses talents de soldat die hardesque pour des compétences plus cérébrales, tendances universitaires. Même s'il n'est pas totalement à l'aise, Ron Howard ne traine pas. Il envahit son terrain de jeu en jumelant action et réflexion avec l'efficacité du bon élève hollywoodien que l'on connait. Sans génie mais avec détermination, il fait parler l'expérience, réunissant devant sa caméra un casting solide d'où émerge Ewan McGregor, tantôt enfant de choeur, tantôt enfant vengeur, son charisme chérubin aidant à amplifier le mystère. A n'en pas douter, l'acteur est le gros point positif du film. De son côté, TomHanks joue les érudits ou les Benjamin Gates avec jubilation, égratignant les profanes italiens ne connaissant pas leur propre Histoire tout en sauvant sa peau ingénieusement à quelques reprises, histoire de garder la forme.

Les reconstitutions de la capitale italienne et du Vatican sont une pure merveille
et le cinéaste parvient enfin à éviter tout effet carte postale déplaisant. Fini les explications historiques avec incrustations en 3D. Terminé ces plans inoffensifs mais inutiles d'une architecture grandiloquente. De la place Saint-Pierre à la Piazza Navona, Ron Howard parvient à libérer une tension grandissante même s'il est au final plus à l'aise avec les face à face en lieu clos (l'une des meilleures scènes du film se passe dans la cabine confinée des archives du Saint-Siège). Son Frost Nixon, l'heure de vérité l'a d'ailleurs suffisamment prouvé. Pourtant, ce compte à rebours dans les rues de Rome ou les couloirs du Vatican tourne parfois à vide et donne l'impression de courir derrière (et non pas avec) le couple Robert Langdon / Vittoria Vetra.

Ron Howard n'a pas le talent d'un John McTiernan dans la gestion formelle et narrative d'un temps réel. Il lui arrive de se perdre maladroitement dans un montage sans âme, comme s'il n'arrivait pas à retrouver son chemin dans un labyrinthe rythmique dont il serait le seul à avoir le tempo. Embêtant. La faute également aux miettes laissées à AyeletZurer ou Stellan Skarsgard, interprétant des personnages sacrifiés, presque mort-nés, tant ils vivent dans l'ombre des autres. On s'en passera, certes, mais le sentiment de gâchis est bel et bien présent. Anges et Démons n'est pas une oeuvre qui ennuie. Elle lasse tout au plus, ne parvenant que temporairement à s'extraire d'un embouteillage scénaristique que certains jugeront épuisant.

Reste le pouvoir d'entertainer intacte de Ron Howard, qui puise dans la partition autant synthétique que traditionnelle de Hans Zimmer pour évoquer ce combat incessant entre Dieu et la Science, symbolisé par Robert Landgon, ce dernier attendant un signe du Grand Patron tout en le rejetant. Cet Anges et Démons doit justement être vécu comme un petit miracle, sinon un bon présage. Il se vit comme un honnête divertissement auquel il ne manque pas de talents humains, mais assurément un souffle divin.


Mon avis : Bon... on peut déjà dire que c'est déjà mieux par rapport au DaVinci Code. Je suis d'accord pour dire qu'on pouvait pas vraiment faire pire (ou alors c'est qu'ils aiment dépenser leurs budgets pour rien). C'était d'ailleurs un film sur lequel je me suis extrêmement bien marrée (à la fin on m'a dit que ce n'était pas censé être drôle à la base, je n'en suis toujours pas vraiment convaincu).
Bref, pour en revenir à Anges et Démons, le film se tient et nous tient assez bien en haleine tout du loin. Bien sûr, le héros à une chance époustouflante (qui a dit "comme Potter"?), certains rebondissements se devinent et la serveuse a su tout de suite qui était le vrai méchant. Mais ça passe quand même, et on voit pas le temps passé.
L'autre (ou "la") raison d'aller éventuellement voir ce film (beaucoup moins objective, je vous l'accorde), c'est (je vous le donne en mille) Ewan McGregor. Qu'on voit peu, trop peu, sur nos écrans. Donc dès qu'il y est, on en profite ahahah. X)

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Cachou 22/06/2009 23:25

Exactement comme tu dis: ça passe (très bien même quand McGregor est à l'écran, mais bon, ça, ça c'est valable pour toutes ses apparitions dans une film ^_^), puis ça s'oublie.

Batman 22/06/2009 15:50

ce que j'ai surtout aimé c'est Ewan McGregor qui tombe du ciel, se prend le toit du vatican, attérit sur le sol comme une grosse merde MAIS IL EST TOUJOUR VIVANT!!! Quel miracle! Il n'y a qu'au vatican qu'il arrive ce genre de truc :o God bless himself!

Lulu 22/06/2009 16:19


GRAVE!!!! XD Ils sont toujours hyper résistant ces mecs, c'est dingue. Tu te demandes à quoi ils sont nourris (ogm ?), mdr.
Remarque, dans Terminator c'est pas mieux : ils se prennent des méga trucs dans la tronche, se font balloter comme des fétus de paille, MAIS sont toujours conscients, tiennent toujours debout et
peuvent encore t'en coller une, et même deux... ça laisse songeur.