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The L Café

Whatever Works

15 Août 2009, 01:20am

Publié par Lulu

Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu'à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l'autre.

Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l'arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l'a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu'elle, Marietta s'évanouit. Pour détendre l'atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman...

 


De retour à New York cinq ans après 'Melinda et Melinda', Woody Allen pose sa caméra sur la rencontre entre une "Belle" cruche fugueuse et une "Bête" à l'intelligence autoproclamée. Ces deux-là n'ont rien en commun, mais s'évertuent à vivre leurs sentiments et envoient paître les conventions sociales. Lorsque la mère retrouve sa fille un an plus tard, l'étincelle met le feu aux poudres : elle devient libertaire tandis que son mari, avec qui elle s'est fâchée, se trouve confronté à son homosexualité jusqu'alors refoulée.
Rythme frais et virtuose, références littéraires et cinématographiques abondantes, répliques bien senties… La méthode, ressassée film après film et toujours jubilatoire, touche ici à la perfection. Mais 'Whatever Works' transcende largement la virtuosité de l'exercice de style. Woody Allen distille une vision du monde originale, résolument optimiste. La photographie colorée donne parfois à New York des allures de station balnéaire (le coeur de Woody se serait-il perdu à Barcelone ?), tandis que le sens de la vie des personnages est dicté par un hasard qui fait diablement bien les choses. Hasard ou destin d'ailleurs ? Qu'importe. Le seul Dieu qui tient les ficelles n'est autre que le cinéaste lui-même, lequel réalise une oeuvre joyeuse et sans aucun doute plus intime que ses précédents opus.
Le message distillé tout au long du film - tout est bon pour être heureux du moment que cela ne nuit à personne - prend un sens particulier lorsque l'on sait que Woody Allen s'est marié en 1997 avec sa fille adoptive, de 35 ans sa cadette. 'Whatever Works' peut alors être considéré (aussi) comme une fable sur des amours improbables à l'inspiration autobiographique : le réalisateur s'exprime à travers le personnage misanthrope interprété par le très bon Larry David autant qu'il se cache derrière chaque scène. L'invitation au bonheur est totale : pour les 90 minutes que dure le film, c'est réussi.


Mon avis : Hum, je mets la critique ci-dessus, mais c'est plus pour avoir un autre avis que le mien. Because, je n'ai pas trouvé ce film si excellent que ça. Il est sympa, et j'ai bien aimé le personnage de Boris. On rigole un peu et à la fin on retiendra que l'essentiel c'est que ça marche ("whatever works", répété je ne sais combien de fois durant le film). Sur le moment c'est sympa, mais on en garde pas un souvenir impérissable.

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trillian 15/08/2009 20:03

J'avais bien aimé aussi mais c'est pas non plus le film de l'année, sympa à regarder, quand même.

Ori 15/08/2009 08:17

C'est pas le meilleir Woody, mais ce que j'ai adoré quand Boris se met à nous parler!

Lulu 15/08/2009 14:37


Oui, moi aussi j'ai bien aimé ce passage. ^^