Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
The L Café

Victoria : les jeunes années d'une reine

20 Août 2009, 19:31pm

Publié par Lulu

La reine Victoria fut l'une des souveraines les plus importantes du monde. Son tempérament, sa vision et sa personnalité hors norme en ont fait une souveraine d'exception et une femme extraordinaire. Elle monta sur le trône d'Angleterre à l'âge de 18 ans. Le film nous plonge au coeur d'un fascinant destin qui, des premières années chaotiques à sa légendaire histoire d'amour, devint une saga inégalée.


Victoria : les jeunes années d’une reine est incontestablement un film documenté, soucieux de nous lancer aussi loin que possible dans l’atmosphère contradictoire du XIXème anglais naissant, magnifié par le faste royal de ceux qui résident dans le palais, mais entaché de réalités politiciennes rivales.
Le scénario dresse une représentation assez subtile de l’organisation du pouvoir et du contrôle qui verrouille ce dernier à tous les niveaux. Seule la présentation de Victoria en libérale souhaitant œuvrer pour le bien-être matériel et social de son peuple, prête assez à sourire, et semble apporter une maigre pierre de mérite à l’édifice monarchique (le film est en partie produit par l’actuelle duchesse d’York, auteur de livres sur les valeurs humaines et la philanthropie...).
La précision historique n’a cependant pas constitué un obstacle majeur pour Jean-Marc Vallée, lui permettant de livrer une vision artistique classique (à des kilomètres de son film précédent) mais fignolée, appréciable scène par scène - chacune prise en elle-même étant très unie formellement -, où la profusion des motifs et des espaces perd presque l’oeil dans le décor.
Néanmoins, le tout souffre d’un pesant excès de convention, qui empêche le film de prendre son envol, à la différence de l’excellente adaptation d’Orgueil et préjugés (dont l’univers était tout aussi guindé, mais parcouru d’une insolence légère et fulgurante). Victoria n’aura jamais la vivacité d’une héroïne de Jane Austen ; la romance prend une tournure de mélodrame sirupeux, la fresque historique sacrifie au décorum pompeux, sous une mise en scène insistante que ne sert pas la musique originale, omniprésente et dont on ressort les oreilles épuisées. C’est d’autant plus dommage que la distribution présente un panel intéressant de personnalités et d’interprétations diverses, de Paul Bettany à Jim Broadbent, et qui auraient mérité un peu plus de finesse et d’esprit... au sens victorien et anglais du terme, bien entendu.


Mon avis : Au risque de me répéter (mais de nouveaux visteurs ne le savent peut-être pas), j'adoooore les films d'époque et en costumes. Donc fooooorcément, Victoria, avec ses décors somptueux et ses robes, "woualalala qu'elles sont belles" (oui là serveuse parle comme un cake - tu ne savais pas que les cakes parlaient ?! - sous le coup de l'émotion), ça marche.
Qui plus est quand on me met Rupert Friend (cf. Chéri) dans le rôle du soupirant, pardon, du prince Albert. Je ne vous dis pas la tête de con, avec sourire banane méga power, que j'avais durant toute la séance à cause de lui...
Après, je suis allée le voir avec ma grand-mère (et oui) et à la fin de la séance elle me dit « Roh, j'ai vu le même film en téléfilm à la télé, exactement le même ! ». Il est vrai que venant du réalisateur du film C.R.A.Z.Y. (vraiment excellent), on peut s'attendre à quelque chose de moins plan plan, lisse et docu. De plus, même si la jeunesse de la reine est intéressante, je me suis sentie un poil frustrée à la fin *SPOILERS - en même temps ce sont des faits historiques, ce n'est pas vraiment secret d'état* : on se languie durant tout le film, les deux tourtereaux sont ENFIN ensembles, et c'est là que ça devrait pouvoir devenir intéressant (romantico-sentimentalement parlant), mais nan. La "jeunesse" de la reine est finie donc le film s'arrête sur ça et quelques images nous retraçant la suite de sa vie/son règne en quelques minutes. Et. Puis. C'est. Tout. */SPOILERS* Certes, on parle quand même d'une reine, on va pas inventer tout un roman à l'eau de rose juste pour mes beaux yeux. Mais bon...
En somme, je l'ai bie aimé quand même ce film. Si vous êtes fan de l'époque et des belles images et de Rupert, vos mirettes vont être contentes. Sinon ce sera aussi instructif lors d'un prochain passage  tv.


Note : Je fais de la résistance (comme Papi) contre l'affiche française bien moche qu'on nous a mise. Le mec du marketing s'est pas foulé : jeune reine + robes + château + histoire d'amour = pour les filles = rose ! Wouah...
Cependant, comme je dis souvent, la question n'est pas "Comment le créatif/marketeur a-t-il pu pondre un truc pareil ?" Mais plutôt "Comment son patron ou le big boss qui supervisait ça a-t-il pu dire "oui" et banquer pour un truc pareil ?". Nuance...

Commenter cet article

Cachou 22/08/2009 16:53

Et Paul Bettany, dans tout ça, il est comment (parce que, oui, bon, on n'en parle jamais du petit Bettany)(je l'aime bien moi...)?

Lulu 22/08/2009 17:31


Forcément, avec Rupert Friend à côté, c'est normal qu'on en parle peu ahahah. Hum, bref. Oui il est bien le petit Bettany, très bien même. Un bon politicien et confident de la reine. Globalement
tous les acteurs sont bons dans ce film d'ailleurs.


Fanchon 21/08/2009 22:49

Cela m'a l'air bien intéressant, il faudra que je le voie tiens !J'espère que tu vas bien. Biz !

Francesca 21/08/2009 17:06

Ta grand-mère a du voir le film avec Romy Schneider, j'avais beaucoup aimé. ^^

Lulu 21/08/2009 22:10


Ah oui, c'est fort possible. ^^


Chinchilla 20/08/2009 23:10

moi aussi je trouve l'affiche française particvulièrement loupée (sans parler du titre) mais comme toi j'adoooore les films en costumes alors forcément ^^