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The L Café

The reader

3 Septembre 2009, 22:19pm

Publié par Lulu

Allemagne de l'Ouest, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Un adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Commence alors une liaison secrète et passionnelle.
Pendant plusieurs mois, Michael rejoint Hanna chez elle tous les jours, et l'un de leurs jeux consiste à ce qu'il lui fasse la lecture. Il découvre peu à peu le plaisir qu'elle éprouve lors de ce rituel tandis qu'il lui lit L
'Odyssée, Huckleberry Finn et La Dame au petit chien. Hanna reste pourtant mystérieuse et imprévisible. Un jour, elle disparaît, laissant Michael le coeur brisé.
Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il retrouve Hanna... sur le banc des accusés. Peu à peu, le passé secret de Hanna est dévoilé au grand jour...



Après ‘The Hours’, ‘The Reader’ affirme le penchant de Stephen Daldry pour les personnages difficiles et les portraits socio-psychologiques à multiples tranchants. Venu du théâtre, inspiré par la littérature, le cinéaste célèbre l’imperfection des êtres en rayant le manichéisme de son vocabulaire et de son mode de pensée artistique.
Adapter le roman du même titre relève sur le papier d’une démarche assez périlleuse : quiconque ayant lu Bernhard Schlink pouvait craindre la surenchère mélodramatique de mines affectées, mais le résultat à l’écran est d’un tout autre calibre. D’une infaillible sobriété, la mise en scène respecte à la lettre le style sec et schématique de l’oeuvre originale jusqu’à la désincarnation totale. Stephen Daldry adopte un ton rudement distancié et un regard clinique pour retranscrire l’inéluctable violence des rapports humains décrits par l’écrivain allemand au fil d’une scandaleuse histoire d’amour et de culpabilité.
The Reader’ est un film cérébral abstrait sur l’insuffisance de la sexualité et de la passion dans la connaissance de l’autre (et du monde), sur la mémoire faussée de la chair et l’aveuglement de ses aspirations narcissiques. En gage de volupté et de maturité, le jeune héros s’attache à une femme plus âgée dont il ignore l’effroyable passé sous le Troisième Reich. Ce corps oedipien qu’il se voit offrir est fracturé à la limite de la névrose et de l’autisme, statufié par l’interprétation glaçante d’une Kate Winslet étonnamment trouble en éducatrice sentimentale. Pivot du récit, cette silhouette féminine quasi mythologique, tantôt amoureuse, tantôt tortionnaire, porte sa croix sans espoir de salut et brouille incessamment les pistes. Le réalisateur interroge ce qui lie la conscience intime au souvenir collectif et à l’Histoire sans prétendre apporter de réponse réconfortante.
The Reader’ dérange précisément par sa pudeur qui tend à mettre sur le même plan les frasques anecdotiques de l’adolescence et l’horreur la plus brute.


Mon avis : Après une bande annonce très motivante, ce film s'est révélé à la hauteur, mais avec pas tout à fait les même ingrédients auxquels on pouvait s'attendre (ce qui n'est pas un mauvais point hein). Loin de la romance bateau et attendue qu'on nous sort trop souvent, The Reader s'efforce d'avantage à nous poser des questions (et à ce qu'on s'en pose) sur l'amour, le pardon et la culpabilité (entre autre). Tout cela est amené de manière assez froide et dure, mais donne ainsi beaucoup plus d'importance aux situations, aux gestes, aux paroles. Les acteurs sont excellents (Kate Winslet parfaite), et en particulier le jeune David Kross (qui a un très beau corps cela dit en passant, ahah), interprétant Michael jeune.
Un film très intéressant, à voir.

Note : Je n'ai pas lu le livre éponyme, je ne peux donc pas vous dire s'il est bien adapté ou non.

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Cachou 07/09/2009 07:48

Si si, il est bien adapté.

Chinchilla 04/09/2009 09:42

Je te conseille vraiment le livre alors :)