Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
The L Café

Minuit à Paris

24 Juin 2011, 21:00pm

Publié par Lulu

Minuit-a-Paris.jpgUn jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.

 

 

Mon avis : La serveuse est allée voir ce film un peu par dépit (dans la série "qu'est-ce que je n'ai pas encore vu et qui risque de disparaître dans pas longtemps de la programmation"). Au départ, je n'avais pas spécialement prévu de le voir tout court, n'étant pas une inconditionnelle de Woody Allen (j'aime certains de ces films, mais pas tous) ; et puis la bande-annonce et le sujet ne me disait pas grand chose. Finalement, avec une amie, on s'est retrouvée devant, car à nous deux, s'était l'un des rares films à l'affiche qu'aucune de nous n'avais déjà vu.

Paris vu par les américains c'est souvent un peu toujours la même chose. Les mêmes clichés reviennent encore et toujours. Qu'on me montre un parisien avec un béret et une baguette sous le bras, dans la vraie vie d'aujourd'hui, qu'on me le montre ! J'aimerais bien voir ça. Pareil pour les françaises en marinières (si on exclue bien sur le fait que la marinière est revenue à la mode à la saison dernière, hein) ou des vieilles deudeuches à tous les coins de rues. Mais bon, on en avait déjà parlé ici. On a l'impression que l'Amérique a envié Paris dans les années 20 puis est restée dans ce fantasme depuis lors.

Minuit à Paris assume directement cette vision erronée de la capitale dans le coeur des américains, allant jusqu'à rendre réel ces images d'antan. Ainsi (sans néanmoins tout dévoiler de l'intrigue)(qui est un peu mince de toute façon), le héros va à minuit faire un voyage dans le temps et se retrouver dans la France des Années Folles.

Alors, bieeeeeeeeen sur, Gil (notre héros)(prononcez "Guyle") ne tombe pas sur n'importe qui dans sa bulle temporelle, hein. Tant qu'à faire il rencontre le gratin des écrivains et des artistes présents à cette époque à Paris. Ce côté là est assez drôle car c'est assez amusant de voir interpréter à l'écran des grandes figures telles que les Fitzgerald (Francis Scott et Zelda), Hemingway, Picasso, Stein, Matisse, Man Ray, Degas, ou encore Dali (avec son délire sur les rhinocéros, ahah). Bien sûr, si on connait ces artistes (et un bout de leur vie privée), c'est mieux pour comprendre les relations entre les personnages (notamment ceux qui faisaient partie des mêmes cercles, et ceux qui ont eu moult maîtresses). De plus, pour les spectateurs qui touchent un peu à l'Art, il sera succulent de reconnaître les toiles ou croquis de grands maîtres exposés pêle-mele dans l'appartement de Gertrude Stein. (Par contre, j'émets un doute dans le fait que Gauguin ait pu considérer la Renaissance comme l'Âge d'Or de la France, comme ils disent dans le film, mais bon)

 

Ces références culturelles mises à part, l'histoire n'a pas grand intérêt. La morale est grossière et facile, seule excuse à tout ce joli monde. Les personnages "réels" sont très stéréotypés (entre lui, doux rêveur romantique idéalisant le passé, et elle très superficielle et capricieuse ne donnant de l'importance qu'à ce qui vaut cher) et on devine dès les premières scènes comment leur histoire va se finir.

 

Le film est à voir en v.o., car qui dit film se passant à Paris dit acteurs parlant plus ou moins français dans le texte, et ça c'est toujours sympa. Toutefois, je trouve limite le fait que Marion Cotillard prononce "Paris" à la française dans ses dialogues en anglais. Ok, ça fait "french touch", mais ça rend étrange quand même.

 

 

En bref, un film moyen. À voir uniquement pour son ambiance des années 20 et son beau monde artistique de l'époque.

Commenter cet article

Cachou 07/07/2011 06:49



Je suis complètement tombée sous le charme de cette comédie bourrée de défaut mais qui m'a bien fait rêver. Et, effectivement, c'est bourré de cliché et d'erreurs, mais en même temps, j'ai
l'impression qu'Allen l'a fait exprès, pour instaurer la dimension fantastique et fantasmée: ce n'est pas les "vrais" artistes que le personnage rencontre, mais la manière dont il voudrait qu'ils
soient (pour ça que Zelda Fitzgerald est exactement comme il l'imaginait et que Gertruse Stein aime son livre) ^_^.



Lulu 13/07/2011 00:44



J'ai la manie de repérer les erreurs dans un film, c'est plus fort que moi je crois. ^^'



Sybille 28/06/2011 14:19



Moi, personnellement, j'ai adoré, mais je ne suis pas objective : je suis une inconditionnelle de Woody Allen :p



Lulu 28/06/2011 23:17



Vu comme ça en effet. ^^



Lou 26/06/2011 19:56



Je viens de le voir, sans en attendre grand-chose... il me manque toujours quelque chose avec Woody Allen mais je ressors pourtant plutôt heureuse du cinéma, je me suis évadée... je n'ai juste
pas bien compris l'intérêt des guest stars, notamment (puisque tout le monde en a parlé) de Carla Bruni qui n'apporte strictement rien au film (la première scène ne sert pas à grand-chose et pour
la deuxième la fille de la brocante aurait été tout aussi appropriée).



Lulu 27/06/2011 01:53



Je n'ai moi même pas compris l'intérêt de mettre Carla ici. Je pense que c'était pour faire "french touch", mais rien n'est moins sur...



Ori 25/06/2011 18:59



Ca aurait pu être tellement mieux! Heureusement que pour Dali ça valait le coup!



Lulu 27/06/2011 01:51



Oui, Dali était vraiment pas mal. :)