Un prince rebelle
est contraint d'unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un
don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde.
Mon avis : *est en train de rire toute seule en lisant le résumé juste au dessus* Ahahah, ce résumé est cul-cul au possible et en plus mensonger (le Prince n'est pas vraiment rebelle et le possesseur de la dague ne peut pas être le maître du monde)(seul Jack peut être "le maître du mooooooonde"... ah mais non, c'est vrai qu'il est mort gelé. C'est ballot). Mais passons.
Hallelujah, la serveuse est enfin retournée au ciné. Trois semaines se sont écoulées depuis Robin des Bois. Ça fait long. Voici donc Prince of Persia, l'adaptation Disney du jeu vidéo du même nom. Étant donné que la serveuse n'a vu que des images du dit jeu, et n'y a jamais joué, on va prendre ce film pour ce qu'il est. C'est à dire un blockbuster de plus au pays Hollywood. Here we go.
Premièrement (et ça parait peut être accessoire, mais c'est important), remercions les distributeurs français d'avoir gardé le titre v.o., en n'essayant pas de traduire littéralement de l'anglais ou d'inventer un titre à leur sauce (non parce que parfois on voit de ces trucs... ça fait peur). Et puis "Prince de Perse", tout de suite, ça le fait moins hein.
Bref, au niveau de l'histoire, rien de très transcendant. On retrouve un schéma vu et revu : un mec qui n'a rien demandé à personne se fait piéger et se retrouve impliqué dans l'application d'une prophétie qui le dépasse. Avec en bonus bonux, une jolie princesse, dont il tombera forcément amoureux. Youpi. Ce n'est donc pas pour son scénario que le film vaut le déplacement. Surtout que dès les premières images on repère direct de qui il faut se méfier et qui est le super vilain de fin de niveau. Niveau suspens : 0. Roh allez, 1,5 pour le retournement à la fin.
A part ça, Disney est un habitué des films à costumes et une fois encore on s'en prend plein des yeux. Ça foisonne et scintille de tous les côté (et Edward n'est même pas en cause, pour une fois). Les décors, les palais, les costumes, les chevaux... dépaysement total et tout ça fait rêver. Bien sûr, le fait que ce soit tiré d'un jeu aide à excuser la multiplication des anachronismes et absurdités (la princesse qui se balade tête nue dans le désert, ou qui nous sort le mot "armageddon"). Mais là aussi, soyons bon public et passons.
Ces erreurs peuvent largement être rattrapées par les effets spéciaux, très bien foutus, tout au
long du film. Les reconstitutions d'architectures sont top, les sauts multi-périlleux crédibles. Bref, c'est bluffant.
On en vient enfin aux acteurs, et surtout avec THE raison qui inconsciemment nous dit d'aller voir ce film :
Jack Gyllenhaal. Bah foui, le beau Jack (pas le Jack congelé précédemment cité, hein) quasiment torse poil durant tout le
film, ça c'est un argument de choc. Bon, bien sûr, il joue bien hein (même si ici on ne lui demande pas une performance dramatique
intense). Néanmoins, objectivement parlant, son corps en sueur nous marquera plus que son jeu (huhuhu). Gemma Arteton,
notre princesse, se débrouille également bien dans le rôle de la jolie fille pas conne qui a du répondant et ne se laisse pas faire (se répéter 20x "je
ne suis pas une princesse en détresse, je ne suis pas une princesse en détresse..."). Le reste tient également la route, si ce n'est que je ne suis pas arrivée à oublier que le vilain
était un américain dans un costume perse avec une moustache débile et des yeux plein de Kohl...
Pour terminer, un message à ceux qui ne sont pas encore allés le voir (il en reste ?) : fuyez la V.F. !!! À mon corps défendant, on m'a forcé, ce n'était pas mal faute, moi je voulais la v.o. (mode Calimero). Autant pour certains films ça passe, mais là... mes oreilles ont souffert. Et en particulier pour la voix de Jack. Quand il parlait on aurait dit qu'il avait 2 de QI, et ces blagues tombaient inévitablement à l'eau tant l'intonation n'y était pas. Alors peut être quand v.o. c'est la même chose, mais en tous cas, en français ça ne le fait pas.
(note : suis-je la seule à avoir remarqué qu'il y a environ un mois, un mois et demi, la b.a. vf du film a été redoublé ? C'est subtil et il faut surement être un habitué des salles - et l'avoir vu 50 fois - pour s'en rendre compte. Seulement, j'ai trouvé ça inutile car c'est redoublé par exactement les mêmes voix, sur les mêmes images et en plus, le résultat était moins bon. Plus-value : aucune. M'enfin bref.)(je m'attache à des broutilles, je sais)
En bref, un film pop-corn divertissant qui se verra bien sur grand écran pour ses décors et ses belles lumières. Sinon le dvd ira également très bien.


